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Bram
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Bram [bʁam] est une commune française, située dans le nord-ouest du département de l'Aude en région Occitanie, sur l'axe Toulouse-Méditerranée entre Castelnaudary et Carcassonne.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, baptisée « le grenier à blé du Languedoc ». Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal du Midi, le Fresquel et les ruisseaux de la Preuille et de Rigal. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Bram est une commune rurale qui compte 3 252 habitants en 2022, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Bram et fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne. Ses habitants sont appelés les Bramais ou Bramaises.

Elle est labellisée Petites Cités de Caractère depuis juillet 2023cite-ref-1[1]cite-ref-2[2].

Contents

Climat
Santé
Sports
Cultes
Médias
Revenus
Emploi
Musique

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Géographie

Localisation

Bram est une commune moyenne de l'Aude située précisément dans l'ancienne province du Lauragais, sur le Fresquel. Son centre-ville est constitué en partie par un village ecclésial de forme circulaire : une circulade. Il est situé à mi-chemin de Carcassonne (20 km) et de Castelnaudary (18 km) et culmine à 134 mètres d'altitude. C'est un lieu de passage de tous temps entre l'Aquitaine et la mer Méditerranéecite-ref-3[3].

Communes limitrophes
Géologie et relief

Bram se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)cite-ref-5[5].

Hydrographie

La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »cite-ref-6[6], au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corsecite-ref-7[7]. Elle est drainée par le canal du Midi, le Fresquel, le ruisseau de la Preuille et le ruisseau de Rigal, constituant un réseau hydrographique de 15 km de longueur totalecite-ref-fiche-siges-8-0[8]cite-ref-9[Carte 1].

Le canal du Midi, d'une longueur totale de 239,8 km, est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis le XVIIe sièclecite-ref-10[9].

Le Fresquel, d'une longueur totale de 63 km, prend sa source dans la commune de Baraigne et s'écoule d'ouest en est. Il traverse la commune et se jette dans l'Aude à Carcassonne, après avoir traversé 22 communescite-ref-11[10].

Le ruisseau de la Preuille, d'une longueur totale de 16,2 km, prend sa source dans la commune de La Cassaigne et s'écoule vers l'est puis se réoriente vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans le canal du Midi sur le territoire communal, après avoir traversé 5 communescite-ref-12[11].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000cite-ref-joly-13-0[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et seccite-ref-14[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altérécite-ref-15[14] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)cite-ref-16[15]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuvescite-ref-17[16]cite-ref-18[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 683 mm, avec 9,7 jours de précipitations en janvier et 5,1 jours en juilletcite-ref-joly-13-1[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fanjeaux à 9 km à vol d'oiseaucite-ref-19[18], est de 14,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 625,0 mmcite-ref-20[19]cite-ref-21[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le 23 août 2023 ; la température minimale est de −10,3 °C, atteinte le 9 février 2012cite-ref-22[Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-communecite-ref-23[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1cite-ref-24[Note 2] est recensée sur la communecite-ref-inpn1-25-0[22] :

les « gravières et plaine de Bram » (2 381 ha), couvrant 6 communes du départementcite-ref-26[23].

Une importante colonie d'oiseaux réside dans la commune parmi lesquels le moineau Friquet dont l'espèce est en voie de disparitioncite-ref-27[24]cite-ref-28[25].

Urbanisme

Typologie

Au 1er janvier 2024, Bram est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022cite-ref-29[26]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bram, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isoléecite-ref-30[27]cite-ref-meta-insee-31-0[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronnecite-ref-32[Note 3]cite-ref-meta-insee-31-1[I 1]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitantscite-ref-aav2020-33-0[28]cite-ref-aav20202b-34-0[29].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,1 %), zones agricoles hétérogènes (23,2 %), zones urbanisées (10,2 %), mines, décharges et chantiers (3,4 %), eaux continentalescite-ref-35[Note 4] (3,4 %), cultures permanentes (1,7 %)cite-ref-clc-36-0[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)cite-ref-37[Carte 2].

Hameaux, et lieux-dits de la commune

Liste de ceux situés sur la commune :

Voies de connexions et transports

La ville de Bram est desservie par plusieurs voies de communication:

Connexions routières

Elle dispose d'un échangeur 22 sur l'autoroute A61. L'accès se fait également par les départementales 33, 6113 (ancienne route nationale 113) et 4 (intitulée à l'origine, « de Mirepoix au canal des Deux-Mers en passant par Bram »). Elle est desservie en autocars par la ligne B « Carcassonne - Bram » de la régie des Transports de Carcassonne Agglocite-ref-38[31] et la ligne 411, soutenue par la région Occitanie, effectuant la liaison « Bram - Limoux ». Deux aires de covoiturages sont disponibles sur la commune. Une depuis 2019, à proximité de l'autoroute et des points de fort trafic, et à l'entrée Est en bordure du rond-point de « la Gabache » depuis janvier 2024cite-ref-39[32]. Une aire d'accueil pour les campings-cars et les vans existe depuis novembre 2021 près du lac de Buzerenscite-ref-40[33].

Connexions ferroviaires

Elle possède une gare desservie par les TER Occitanie faisant la liaison de la ligne 10 entre Toulouse et Narbonne. Quatre passages à niveau sont situés sur son territoire. Bram fut desservie entre 1905 et 1933 par trois lignes des tramways de l'Aude.

Connexions aériennes

L'aéroport de Carcassonne est situé à 20 minutes de route, celui de Toulouse-Blagnac à 1 h, l'aérodrome de la Montagne Noire à 30 minutes et l'aérodrome de Castelnaudary à 19 minutes.

Canal du Midi

Son port sur le canal du Midi, classé depuis 1997 à l'inventaire du patrimoine mondial, par l'UNESCO, est l'une des bases du leader européen du tourisme fluvial « Locaboat »cite-ref-41[34]cite-ref-42[35].

Voie cyclable et pédestre

Inaugurée en juillet 2022, une voie verte cyclable et pédestre reliant sur 67 km, Bram, au départ du canal du Midi à Montségur en Ariège a été créée en grande partie sur l'emplacement de l'ancienne ligne de Bram à Belvèzecite-ref-43[36]. Il existe également 30 sentiers balisés de randonnées pédestres autour de Bram, totalisant 292 kmcite-ref-44[37]cite-ref-45[38].

Espaces verts et fleurissement

La ville dispose de plusieurs espaces verts, naturels et d'agrément dont :

• le jardin public, proche de la gare ;
• le parc des Essarts, domaine boisé de plus de deux hectares, situé en centre-ville, abrite un arboretum présenté sous la forme d'un « Chemin du Patrimoine Végétal », une signalétique qui recense et met en valeur, à partir d'une étude menée par l'ONF, dix-neufs arbres et arbustes remarquables situés au cœur du parc, agrémentée d'un reportage photographique réalisé par les élèves du collège Saint-Exupéry et du conseil municipal des jeunes, mettant à l'honneur les richesses botaniques du parc sous forme poétique par plusieurs panneaux explicatifscite-ref-46[39] ;
• le parc du château de Lordat (privé) ;
• l'allée Albert-Gau, sur la voie verte, en parallèle de l'avenue Pierre-Paul-Riquet, reliant sur 1,5 km le canal du Midi au château de Lordatcite-ref-47[40] ;
• le lac de Buzerens, ancienne gravière reconvertie en base de loisirs, équipée d'un téléski nautique ;
• le lac du Cap de porc, ancienne gravière, où la baignade est interdite, reconvertie pour la pèche ;

Bram possède deux fleurs, obtenues en 2013 et 2024, en tant que ville fleurie, décernée par le Conseil national des villes et villages fleuris de Francecite-ref-48[41]cite-ref-49[42].

Depuis 2021, la commune dans le cadre de l'opération « Une naissance, Un arbre » a planté 22 arbustes, près du lac de Buzerens, choisis parmi les espèces suivantes: Savonnier, Tulipier de Virginie, Érable de Montpellier, Micocoulier et Tilleulcite-ref-50[43].

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Bram est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereusescite-ref-g-orisques-51-0[44]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcellecite-ref-52[45].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de la Preuille, le Fresquel et le canal du Midi. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1987, 1992, 2000 et 2009cite-ref-53[46]cite-ref-g-orisques-51-1[44].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 556 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1556 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGMcite-ref-54[47]cite-ref-55[Carte 3].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquencecite-ref-56[48].

Toponymie

Durant l'antiquité, la localité est fondée par les Volques Tectosages qui occupent la région. Elle se dénommait alors Eburomagos, magos signifiant en gaulois, la plaine, l'esplanade ou le terrain servant de marché et eburo, l'if. Ce nom peut donc se traduire par « Marché de l'If ». Le nom actuel de l'agglomération, Bram, peut provenir de la contraction de cette ancienne appellation celtiquecite-ref-57[49].

Histoire

Néolithique

Une occupation datée du Néolithique a été prouvée par la présence de céramiques typiques lors de fouilles sur la commune en 2018cite-ref-58[50].

Antiquité

Le Vicus Eburomagus est attesté au IVe siècle et figure sous ce nom sur la table de Peutingercite-ref-59[51]. Le village était situé à un carrefour de la voie d'Aquitaine. Il y existait un important marché de vins et des ateliers de poteries connus pour leur céramique sigillée à vernis rouge. Les fouilles ont révélé un théâtre, un temple et des thermes. L'administration était entre les mains de trois magistri vicicite-ref-60[52]cite-ref-61[53].

En 333, l'anonyme de Bordeaux, sur la route de Jérusalem, s'y arrête et note l'étape comme Vicus Hebromago.

Moyen Âge

C'est au début du XIIe siècle que le village, qui a vu son étendue doubler, se dote d'une seconde enceinte et qu'apparaissent les premiers chevaliers et seigneurs de Bram. Ils installent leur château dans l'enclos ecclésial originel face à l'église. Les deux tours (le clocher et le donjon) s'affrontent ainsi symboliquement pour le partage du pouvoir.

Lors de la croisade des albigeois, l'armée croisée conduite par Simon de Montfort prend Carcassonne en 1209. Elle est venue punir les hérétiques cathares. Les seigneurs occitans résistent et l'un d'eux, Giraud de Pépieux, punit deux chevaliers croisés en leur faisant crever les yeux. Peu après, début 1210, l'ost croisé prend d'assaut la petite ville de Bram qui a refusé d'ouvrir ses portes. Simon de Montfort ordonne que soient arrachés le nez et les yeux des survivants, en représailles. Un seul n'est qu'éborgné : il servira de guide aux autrescite-ref-62[54], pour conduire ses compagnons jusqu'à Lastours afin d'avertir les défenseurs de ce qu'il encourent s'ils ne se rendent pascite-ref-63[55]. Après cet épisode, Simon de Montfort laissa la ville en fief à l'un de ses compagnons : Alain de Roucy. Après la croisade le comte Raymond VII de Toulouse reprit son pouvoir et le confia à Olivier de Termes. Un sixième de la seigneurie restant à Jourdain de Saissac, qui le cédera au Monastère de Prouilhe en 1283. Olivier de Termes vendit ses droits en 1265 à la Famille de Voisins qui possedera la baronnie du XIIIe siècle au XVIe siècle.

Le village s'est développé de manière concentrique autour du château sur motte cite-ref-mengus202163-64-0[56] où se situe depuis le XIIIe siècle l'église Saints-Julien-et-Basilisse. Celui ci s'est ensuite déporté hors du village libérant la place centrale. Au bas Moyen Âge se construit une nouvelle ceinture de fortifications, protégées à l'extérieur par des fossés alimentés par une dérivation de la Preuilhe. Le dernier vestige du château médiéval était une tour servant de prison qui existait encore au XVIIIe siècle.

XVI e siècle

En 1582, le village et le château sont pris par les huguenots qui tentent vainement de contenir le siège entrepris par les catholiques de la Ligue. C'est dans ce contexte que Paul-Jacques de Lordat, seigneur de Prunet (Arzens), dont la famille est originaire du comté de Foix, achète par contrat la baronnie de Bram le 10 juin 1598, à la famille de Bernuy, par l'intermédiaire d'Aldonce de Bernuy (1545-1612). Elle comprenait les paroisses de Bram, Buzarens, Villarzens et Villesiscle, sur laquelle fut transféré en 1719, le titre de baronnie des États de Languedoc rattaché à la terre de Clermont-Lodève. Le château actuel fut construit par Louis de Lordat, au début du XVIIIe siècle. Cette famille conservera son droit seigneurial jusqu'à la Révolutioncite-ref-65[57]cite-ref-66[58].

XVII e siècle

Le roi Louis XIII, passa une nuit au village le 20 octobre 1632 accompagné du cardinal Richelieu. Sa présence est attestée par une pierre gravée (inscrite aux monuments historiques par arrêté du 18 mars 1930) portant une inscription visible sur un mur, et quelques mètres plus loin, par un cartouche sculpté sur la façade de l'ancienne boulangerie du « château de la Baronnerie » située dans la rue qui porte son nom. Dix jours plus tard, à Toulouse (au Capitole), il assiste à l'exécution du duc Henri II de Montmorency, vaincu à Castelnaudary en septembre. En 1636, il accorde à la ville la permission de tenir un marché hebdomadaire le mercredi, ainsi que quatre foires annuelles (Jour de l'An, le 23 février, le jour de la Pentecôte et le 10 août)cite-ref-67[59]cite-ref-68[60].

Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, un camp d'internement français, dit « camp du Pigné », est implanté en zone limitrophe entre les communes de Bram et de Montréal, près de la ligne de Bram à Belvèze, allant jusqu'à Lavelanet. Actif de 1939 à 1941, entre 15 000 et 18 000 personnes y ont été internéescite-ref-69[61], principalement des exilés espagnols de la Retiradacite-ref-70[62]cite-ref-71[63].

Les 24 et 26 août 1942, 159 juifs dont 21 enfants, résidant dans l'Aude, furent raflés sur ordre du gouvernement de Vichy et livrés aux nazis. Ils furent déportés de la gare de Bram vers le camp d'extermination d'Auschwitz. Une stèle installée devant le parvis rappelle cet épisode tragique de l'Histoirecite-ref-72[64].

Époque contemporaine

Le 14 juillet 2016, Gisèle et Germain Lyon, résidents de Bram, font partie, avec quatre membres de leur famille, des 86 victimes de l'attentat terroriste perpétré à Nice sur la promenade des Anglais. Leurs noms figurent sur le monument aux morts de la commune et sur la stèle se trouvant sur le « parvis de la laïcité » créé devant l'hôtel de ville ainsi que sur le Mémorial des victimes de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice. La plaque commémorative est illustrée d'une Marianne dessinée spécialement par Benjamin Régnier, qui a ému la France avec sa « Marianne en pleurs » créée au lendemain de l'attentat du Bataclancite-ref-73[65].

Politique et administration

Découpage et administration territoriale

La commune de Bram est membre de la communauté de communes Piège-Lauragais-Malepèrecite-ref-meta-insee-31-2[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le 19 décembre 2012 et dont le siège est à Bram. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux dont le pôle d'équilibre territorial et rural, Pays Lauragaiscite-ref-74[66].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Carcassonne, au département de l'Aude, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitaniecite-ref-meta-insee-31-3[I 1].

Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de la Piège au Razès pour l'élection des conseillers départementaux, dont elle est le bureau centralisateur, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015cite-ref-meta-insee-31-4[I 1], après avoir fait partie du canton de Fanjeaux. Elle dépend de la troisième circonscription de l'Aude pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986cite-ref-rattachements-elect-75-0[67].

Administration municipale

La mairie était située avec l'école dans le village circulaire, rue Alazaïs Raseire, jusqu'au début des années 1950. Époque où un nouvel hôtel de ville fut construit à quelques mètres de cet endroit, en bordure de la voie ferrée, sur un emplacement symbolique, face à l'ancienne entrée du château de Lordat où furent brûlés le 22 frimaire de l'an II, les titres féodaux de la famille de Lordat en présence de la garde nationale et des éluscite-ref-76[68].

D'anciens maires sont honorés par une rue portant leurs noms. Il s'agit de Jacques Viroligier (1854 à 1855), Charles de Lordat (1868 à 1870 - 1871 à 1876 et 1884 à 1888), Jean-Pierre Sabarthes (1888 à 1892), Bernard (1792 -1796 à 1800) et Firmin Lacroix (1892 à 1894) ainsi que le président de la délégation spéciale, Joseph Caizergues (1941 à 1944). Un quartier porte le nom de Jacques Rancoule, maire de 1919 à 1941.

En 2024, le maire dirige la ville avec cinq adjoints et seize conseillers municipaux dont trois avec délégationscite-ref-77[69].

Il existe également un conseil municipal des jeunes permettant tous les deux ans à quinze jeunes élus scolarisés du CM2 à la 3e de mettre en place, avec leur propre budget, des actions citoyennes à destination de la jeunesse, et également à l'ensemble de la populationcite-ref-78[70].

Tendances politiques et résultats

La ville est depuis 1971 un bastion du Parti Socialiste dans l'Aude.

Liste des maires

Rencontres de la gauche

Depuis 2021, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, avec son mouvement « La République en commun », organise en septembre des ateliers, des débats et des conférences à Bram, principalement au parc des Essars, intitulées « Rencontres de la gauche » dans le but de relancer le PS en dehors de son alliance avec la NUPES. La cinquième édition en 2025 rassembla près de 2500 personnes. Au fil des années, de nombreuses personnalités ont assisté à cette manifestation dont le syndicaliste José Bové, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, l'ancien président, François Hollande, les anciens ministres Bernard Cazeneuve, Benoit Hamon ou l'essayiste et député européen, Raphaël Glucksmanncite-ref-80[72]cite-ref-81[73]cite-ref-82[74]cite-ref-83[75]cite-ref-84[76]cite-ref-85[77]cite-ref-86[78]cite-ref-87[79]cite-ref-88[80]cite-ref-89[81].

Jumelage

Soum (Nanoro) (Burkina Faso) depuis 2005cite-ref-90[82].

Équipements et services publics

• le centre d'arts et cultures « Les Essar[t]s » consacré aux arts visuels, à la médiation scolaire et aux rencontres culturelles entre amateurs et professionnels au travers de résidences d'artistes, propose également depuis 2014 des expositions de grands noms de la photographie, comme Robert Capa, Marcel Bovis, André Kertész, Fred Stein, Robert Doisneau, Raymond Depardon, Jacques-Henri Lartiguecite-ref-91[83]cite-ref-92[84]
• la médiathèque intercommunale.
• la Maison des jeunes et de la culture, fondée en 1969cite-ref-93[85].
• cinq boîtes à livres, situées dans le parc des Essars, aux abords de l'école maternelle, de l'église, du lac de Buzerens et de l'hôtel de ville dans l'ancien poids publiccite-ref-94[86].
• le vélo bénéficie d'une piste d'apprentissage à destination des plus jeunes, afin de mieux appréhender les déplacements en zone urbaine. Un service de ramassage scolaire effectué à l'aide d'une « rosalie », un vélo-bus, existe depuis septembre 2024cite-ref-95[87]cite-ref-96[88].
• la salle polyvalente « Espace Idéal », inaugurée en 2019, située à l'emplacement d'un cinéma fermé à la fin des années 1970cite-ref-97[89]cite-ref-98[90].

Enseignement

Bram fait partie de l'Académie de Montpellier. Elle compte les établissements suivants :

• la crèche intercommunale Jacques Cambolive ;
• l'école maternelle « Arc-en-ciel » ;
• l'école élémentaire « Marie-Jeanne Estevenon-Ferrasse ». Le décor sculpté entourant la porte d'entrée a été créé dans le cadre du 1% artistique et est signé Yvonne Gisclard-Cau et Paul Manautcite-ref-99[91];
• le collège Saint-Exupéry, inauguré au début des années 1960 ;
• l'école intercommunale des arts (musique, danse et théâtre);
• l'école privée catholique « La Providence » située au château de Sainte-Gemmecite-ref-100[92].

Santé

La ville dispose d'un centre médical. Plusieurs médecins, dentistes, infirmiers, ostéopathes, kinésithérapeutes, podologues et orthophonistes sont installés sur son territoire ainsi qu'une pharmacie agrandie en 2013 à la suite de la fusion de deux pharmacies précédemment situées en centre-ville. Cette dernière dispose également d'une cabine de téléconsultation médicalecite-ref-101[93]cite-ref-102[94]. En 1991, un EHPAD est créé sur la commune. Il fait partie depuis 2006 du groupe Koriancite-ref-103[95].

Pour les animaux, une clinique vétérinaire, remplaçant l'ancien cabinet du centre ville a ouvert ses portes sur la Z.A.E du Lauragais en janvier 2024cite-ref-104[96].

Instances judiciaires et administratives

Les juridictions compétentes pour la commune de Bram sont :

• à Toulouse : la cour administrative d'appel.

Services publics

Bram possède un centre de sapeurs-pompiers, créé en 1868, dépendant du service départemental d'incendie et de secours, et mis à l'honneur dans le film Les hommes du feu tourné en 2017cite-ref-105[97]. Elle compte également une caserne de gendarmerie siège d'une « CoB » (communauté de brigades de gendarmerie), une police municipale, une poste, dont les nouveaux locaux furent inaugurés en 1990 par le ministre des PTT, une annexe de l'office de tourisme intercommunal pendant la saison estivale, une Maison de services au public administrée par la communauté de communes Piège-Lauragais-Malepèrecite-ref-106[98].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolationcite-ref-insee-orga-rec-107-0[99]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006cite-ref-108[100].

En 2022, la commune comptait 3 252 habitantscite-ref-pop-mun-2022-109-0[Note 5], en évolution de +1,63 % par rapport à 2016 (Aude : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 962 | 1 067 | 1 178 | 1 366 | 1 425 | 1 429 | 1 473 | 1 528 | 1 560 |

| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 616 | 1 638 | 1 534 | 1 487 | 1 528 | 1 656 | 1 840 | 1 606 | 1 714 |

| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 867 | 1 971 | 1 924 | 1 794 | 1 954 | 2 074 | 2 076 | 2 152 | 2 145 |

| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 417 | 2 733 | 2 643 | 2 650 | 2 899 | 2 969 | 3 156 | 3 368 | 3 200 |

| 2021 | 2022 | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 239 | 3 252 | - | - | - | - | - | - | - |

De 1962 à 1999 :

population sans doubles comptes

; pour les dates suivantes :

population municipale

.

(Sources : Ldh/

EHESS

/Cassini jusqu'en 1999

puis

Insee

à partir de 2006

.)

Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34 % la même année, alors qu'il est de 32,9 % au niveau départemental.

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Manifestations

Détail des manifestations culturelles et institutionnelles

• janvier : Cérémonie des « vœux à la population », présentée à l'Espace Idéal ;
• avril : « Le mois de l'archéo ». Série d’ateliers, de visites et de conférences à la Maison de l'archéologie Eburomagus ;
• mai : Nuit Européennes des musées. Portes ouvertes et visites guidées à la Maison de l'archéologie Eburomagus, « Fête de l'environnement » au parc des Essartscite-ref-114[105];
• juin à septembre: « Les Chemins de photos » organisés depuis 2013 dans 20 communes et 20 lieux privés du territoire situées sur l'axe qui relie Bram à l'Ariègecite-ref-115[106]cite-ref-116[107];
• juin : Fête de la musique, au parc des Essarts ;
• juillet-août :deux marchés nocturnes, programme d'animations intitulées « Cet été j'ai Bram » en centre-ville et au parc des Essarts, incluant le 14 juillet, la Fête de la République et le « Festival Idéal »: consacré à la lecture et la poésiecite-ref-117[108];
• septembre: « Les Journées antiques », festival gallo-romain au parc des Essartscite-ref-118[109]. La « fête des associations » au parc des Essartscite-ref-119[110], les Journées Européennes du patrimoine et les portes ouvertes du musée Eburomagus, Maison de l'archéologie et de son dépôt, accompagnées d’animations ;
• octobre : festival de Bande dessinée au centre des Essar[t]scite-ref-120[111];
• décembre : spectacles et animations de Noël. Feu d’artifice, parade, son et lumière, marché, offerts par la ville au parc des Essars.

Sports

La ville compte une quinzaine d'associations sportives, pratiquant diverses disciplines comme l'aïkido, le judo, le sambo, le football, le rugby à XV, le handball, la pétanque, le badminton, le tennis, la randonnée, le cyclisme, la gymnastique, le motocross et le wakeboardcite-ref-121[112].

Elle dispose de plusieurs équipements sportifs, parmi lesquels : un City stade, le gymnase de « La Patriote », le gymnase, le stade et le terrain multi sports, implantés à côté du collège Saint-Exupéry, le stade et les courts de tennis du complexe des Pyrénées, jouxtant un terrain de Beach Tennis et de Padel, une maison des sports, ainsi qu'un dojo, un boulodrome couvert, des terrains de pétanques, une aire de fitness et un terrain de motocrosscite-ref-122[113]cite-ref-123[114].

• En rugby à XV, la fusion de « l'AS Bram XV » (fondée en 1906) et de « l'Avenir Montréalais » (fondé en 1909) entraîne la création du club « Piège Lauragais Malepère XV » en juillet 2016. Pour le championnat 2025-2026, celui-ci évolue en Championnat Régional 2 (8e niveau national). Son siège situé à la maison des sports porte le nom de Ferrucio-Dante Spanghero, père de la célèbre fratrie de rugbymencite-ref-124[115]cite-ref-125[116]cite-ref-126[117]cite-ref-127[118].
• Le football est représenté par « l'AS Bram » (fondée en 1968) qui évolua en division d'honneur régionale en 1980. Championne de l'Aude de D2 en 2022, l'équipe 1 évolue en championnat Départemental 1 (9e niveau national) pour la saison 2025-2026cite-ref-128[119]cite-ref-129[120]cite-ref-130[121]. Bram fait partie de l’école de football du GFPLM « Groupement de Football Piège Lauragais Malepère » avec les communes de Pexiora, Villasavary et Villepinte. Ce club a été créé en 2015 et regroupe plus de 200 joueurs et joueuses de 5 à 17 ans. Les équipes du GFPLM engagées en football compétition évoluent au premier niveau départementalcite-ref-131[122].
• En gymnastique, « La Patriote » (fondée en 1908) était destinée à l'origine à la préparation militaire des jeunes hommes. Elle a pour but, aujourd'hui, la pratique de la gymnastique artistique des enfants, la gymnastique d’entretien et d’expression des adultes. Elle est affiliée à l’UFOLEP.

Cultes


Le culte évangélique des Tziganes de France Vie et Lumière est pourvu d'un lieu de réunion.

Médias

Presse locale

La presse est représentée, avec des correspondants locaux, par les grands quotidiens régionaux du groupe La Dépêche : La Dépêche du Midicite-ref-134[125], L'Indépendant et Midi libre, ainsi que par l'hebdomadaire : Le Petit-Journal cite-ref-135[126].

Un magazine trimestriel municipal intitulé « Regards » rend compte de l'actualité de la villecite-ref-136[127].

Radios locales

En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par des stations locales qui réalisent des émissions, reportages ou décrochages sur place :

• 88,8 : Contact FM Occitanie
• 89,3 : RCF Pays d'Aude
• 98,0 : 100% Radio
• 101,3 : Radio Marseillette
• 104,1 : Pyrénées FM
• 106,1 : Ici Occitanie cite-ref-137[128]

Économie et commerce

Revenus

En 2018, la commune compte 1 428 ménages fiscauxcite-ref-138[Note 6], regroupant 3 050 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 240 €cite-ref-139[I 2] (19 240 € dans le départementcite-ref-140[I 3]). 40 % des ménages fiscaux sont imposéscite-ref-141[Note 7] (39,9 % dans le département).

Emploi

| | 2008 | 2013 | 2018 |
|---|---|---|---|
| Commune [ I 4 ] | 8,8 % | 10,9 % | 11,7 % |
| Département [ I 5 ] | 10,2 % | 12,8 % | 12,6 % |
| France entière [ I 6 ] | 8,3 % | 10 % | 10 % |

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 727 personnes, parmi lesquelles on compte 72,6 % d'actifs (60,9 % ayant un emploi et 11,7 % de chômeurs) et 27,4 % d'inactifscite-ref-145[Note 8]cite-ref-empt1c-142-1[I 4]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Carcassonne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôlecite-ref-146[Carte 4]cite-ref-147[I 7]. Elle compte 1 349 emplois en 2018, contre 1 496 en 2013 et 1 360 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 076, soit un indicateur de concentration d'emploi de 125,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,4 %cite-ref-148[I 8].

Sur ces 1 076 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 458 travaillent dans la commune, soit 43 % des habitantscite-ref-149[I 9]. Pour se rendre au travail, 79,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,7 % les transports en commun, 9,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)cite-ref-150[I 10].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

266 établissementscite-ref-151[Note 9] sont implantés à Bram au 31 décembre 2019. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du départementcite-ref-152[Note 10]cite-ref-153[I 11].

| Secteur d'activité | Commune | Commune | Département |
|---|---|---|---|
| Secteur d'activité | Nombre | % | % |
| Ensemble | 266 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 34 | 12,8 % | (8,8 %) |
| Construction | 29 | 10,9 % | (14 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 78 | 29,3 % | (32,3 %) |
| Information et communication | 3 | 1,1 % | (1,6 %) |
| Activités financières et d'assurance | 15 | 5,6 % | (2,7 %) |
| Activités immobilières | 13 | 4,9 % | (5,2 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 34 | 12,8 % | (13,3 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 40 | 15 % | (13,2 %) |
| Autres activités de services | 20 | 7,5 % | (8,8 %) |

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,3 % du nombre total d'établissements de la commune (78 sur les 266 entreprises implantées à Bram), contre 32,3 % au niveau départementalcite-ref-154[I 12].

Quatre agences bancaires sont installées sur la commune. Il s'agit du « Crédit Agricole », de la « Banque Populaire », de la « Caisse d'Épargne » et celle de « La Poste ».

Entreprises et commerces

En 1818, le préfet de l'Aude, Claude Joseph Trouvé, décrit la commune : « Bram, l'une des plus riches du département, réunit aux avantages de sa situation, celui d'être traversée par une grande route qui conduit par Fanjeaux à Mirepoix, et qui s'embranche à celle de Carcassonne à Toulouse. Il est étonnant qu'elle n'ait aucun établissement de commerce. Ses routes, son port sur le canal, l'industrie de ses habitants, en garantiraient le succèscite-ref-155[129]. »

De 1879 à 1988, la manufacture de mosaïques en ciment par incrustation et de carrelages fondée par Jules Villebrun fut l'une des entreprises les plus importantes de la ville. Elle produisait des matériaux réputés dans toute la régioncite-ref-156[130].

Les six entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sontcite-ref-157[131] :

• Moog Organic (Bio Planète), première huilerie bio d'Europe (40 304 K€)cite-ref-158[132]cite-ref-159[133].
• Sobramic, supermarchés (13 770 k€)
• Aude TP, construction de routes et autoroutes (7 521 k€)
• Établissements Patebex, exploitation de gravières et sablières, extraction d'argiles et de kaolin (4 133 k€)
• Bram Béton, fabrication de béton prêt à l'emploi (1 048 k€)
• Quincaillerie Bramaise, commerce de détail de quincaillerie, peintures et verres en petites surfaces (moins de 400 m2) (524 k€)

Fondée en 1920, les sablières Larruy représentent la plus ancienne entreprise en activité de la communecite-ref-160[134].

En 2024, la ville possède deux zones d'activités économiques. Celle de « l'Autan », municipale, située à l'entrée Est et celle du « Parc technologique du Lauragais » (gérée par la communauté des communes Piège-Lauragais-Malepère)cite-ref-161[135] située à proximité immédiate de l'échangeur autoroutier de l'A61 22, qui ont permis l'installation sur son territoire, avec ceux du centre-ville, d'une cinquantaine de commerces, dont un supermarché, un hôtel-restaurant, un restaurant Mc Donald's, ainsi qu'une trentaine de prestataires de servicescite-ref-162[136]cite-ref-163[137]cite-ref-164[138]cite-ref-165[139].

C'est un pôle d'attraction agricole, notamment céréalier, grâce à la coopérative Arterris, ses immenses silos à grains édifiés près de la gare dans les années 1930 par « Les greniers du Razès », ses laboratoires de recherches, sa station de conditionnement d'asperges, son magasin Gamm vert et l'activité commerciale qui en résultecite-ref-166[140].

Elle bénéficie aussi d'un important et réputé marché de plein vent le mercredi en centre-ville, établi depuis 1636, accordé (ainsi que quatre foires annuelles disparues) par lettres patentes du roi Louis XIIIcite-ref-167[141]. Il est situé sur l'avenue du Général-de-Gaulle, les places Carnot et République. Le dimanche un marché de producteurs locaux plus modeste est installé sur les places de la République et des Jardiniers, accompagné depuis 2018 d'un marché de producteurs de pays organisé en nocturne début aoûtcite-ref-168[142]cite-ref-169[143]cite-ref-170[144].

En centre-ville, autour de la place Carnot et de l'avenue du Général-de-Gaulle, on trouve principalement des commerces de proximité et services, parmi lesquels : une supérette, des agences bancaires, des assureurs, une agence immobilière, un tabac-maison de la presse, deux cafés, trois restaurants (dont un asiatique), un snack et deux pizzérias, un caviste, un photographecite-ref-171[145], des informaticiens, un architecte, quatre salons de coiffure, un institut de beauté, un fleuriste, un toiletteur pour chiens et chats, deux boulangeries-pâtisseries, une pâtisserie, une boucheriecite-ref-172[146], une charcuterie et une poissonnerie. La municipalité a mis en place, de 2020 à 2022, aux côtés de l'association « Autr'Monde » avec l'aide de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aude, un espace de vente mutualisé servant de « boutique tremplin » pour les porteurs de projetscite-ref-173[147].

Le château de Lordat abrite un établissement et service d'aide par le travail autour d'un atelier de cartonnage, d'une blanchisserie et d'un restaurantcite-ref-174[148].

Depuis mai 2021, dans le cadre du dispositif national Petites villes de demain, un manager de commerce et de développement économique est au service de la ville et de la communauté des communescite-ref-175[149]cite-ref-176[150]cite-ref-177[151].

Agriculture

Zonage

La commune est dans le Razès, une petite région agricole occupant l'ouest du département de l'Audecite-ref-178[152]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculturecite-ref-179[Note 11] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléoprotéagineuses)cite-ref-180[Carte 5].

Évolution du nombre d'exploitations

| | 1988 | 2000 | 2010 | 2020 |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 45 | 21 | 23 | 20 |
| SAU [ Note 12 ] (ha) | 1 643 | 1 765 | 1 777 | 1 401 |

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 45 lors du recensement agricole de 1988cite-ref-183[Note 13] à 21 en 2000 puis à 23 en 2010cite-ref-agreste-184-0[154] et à 20 en 2020cite-ref-185[Carte 6], soit une baisse de 56 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitationscite-ref-186[155]cite-ref-187[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 643 ha en 1988 à 1 401 ha en 2020cite-ref-188[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 37 à 70 hacite-ref-agreste-184-1[154].

Viticulture

En 1812 la vigne était plantée sur 66 hectares produisant 400 000 hectolitres de vins. Après la Restauration cette culture régresse et ne couvre plus que 40 hectares de 1817 à 1820. Terroir limitrophe des vignobles d'Appellation d'origine protégée de la Malepère et du Cabardès, la viticulture est représentée à Bram par le « Domaine de Villarzens », qui produit sur 2 hectares des vins nature issus des cépages Merlot et Chardonnay. C'est l'un des plus petits domaines de Francecite-ref-189[156].

Une cave coopérative de vinification créée en 1947, compta en 1979, 370 adhérents. Elle est actuellement désaffectéecite-ref-190[157]cite-ref-191[158].

Culture et patrimoine

Un « chemin du patrimoine historique » a vu le jour en 2012 au cœur du centre-ville. Il détaille l'histoire de la commune et de ses personnalités (de Louis XIII à Jean Cau) en passant par l'église, la halle, les chapelles, le parc des Essars ou le musée Eburomagus. Il valorise les richesses patrimoniales et architecturales de la ville, notamment dans le village circulaire. Un nouveau parcours est inauguré en avril 2023, illustrant du château de Lordat au canal du Midi, une partie de l'histoire du XVIIIe siècle, mettant en lumières, le château, le frontispice du mausolée des Lordat, les anciens moulins, le pigeonnier et le canalcite-ref-192[159]cite-ref-193[160].

Lieux et monuments

• le Musée Eburomagus - Maison de l'archéologie, inauguré en 2006, labellisée Musée de France, lieu du rapatriement des pièces du secteur, pour beaucoup de Bram, entreposées jusque-là au dépôt du Présidial, l'ancien Château de Castelnaudary. Elle abrite le siège du « Laboratoire d'archéologie du Lauragais ». Un musée « Hors les murs » a été créé en 2019 pour guider les visiteurs in situ vers les principaux points de découvertes archéologiques des cinquante dernières années. Il est constitué de onze panneaux explicatifscite-ref-194[161].
l'église Saint-Julien-et-Basilisse, datant du XIIIe siècle, dédiée aux saints Julien et Basilisse. L'abside et le clocher font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 9 janvier 1932cite-ref-195[162].
• L'inscription commémorative du passage de Louis XIII dans la commune en 1632, située dans la rue éponyme, classée au titre des monuments historiques le 18 mars 1930cite-ref-196[163].
• le cimetière de Bram, créé après la révolution.
• le canal du Midi, port du XVIIe siècle (vingt anneaux) et écluse de Bram.
• le château de Lordat datant du XVIIIe siècle (privé) reconverti en centre d'adaptation du travailcite-ref-197[164].
• le pigeonnier du château de Lordat, XVIIIe siècle, appartenant au domaine de Bordeneuve (privé), restauré en 2020 dans le cadre du Loto du Patrimoine initié par Stéphane Berncite-ref-198[165].
• un fragment du mausolée datant du XVIIIe siècle de la famille de Lordat, détruit en 1793. Pierre sculptée ornant le frontispice, visible à l'entrée de l'allée Albert Gau, représentant sur un fond de draperies, un sablier figurant le temps qui s'écoule, entouré de deux grandes ailes et de faux symbolisant la mortcite-ref-199[166]
• la chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde de style néogothique, construite dans la seconde moitié du XIXe sièclecite-ref-200[167].
• la chapelle de l'Assomption, de style néoclassique, elle est datée de la seconde moitié du XIXe siècle.
• le poids public construit au XIXe siècle, restauré en 2021, il accueille depuis une boite à livres.
• le monument aux morts situé dans le jardin publiccite-ref-201[168].
• la halle Claude-Nougaro baptisée du nom du chanteur toulousain en 2013, située sur la place Carnotcite-ref-202[169]. Du type de celles créées par l'architecte Victor Baltard, inaugurée en 1909, elle accueille diverses manifestations et les délibérations du conseil municipal.
• le château de Valgros-Frontenac (ce qu'il en reste après les incendies de 2005 et 2020), construit par l'architecte André Denat en 1870cite-ref-203[170]cite-ref-204[171].
• le mémorial de la Retirada, inauguré en 2009, situé à la limite du territoire de Bram, devant l'entrée de l'ancien camp de Pigné sur la commune de Montréalcite-ref-205[172]cite-ref-206[173]
• le parc et la maison des Essars, ancien domaine de La Nauze. Transformé en 2014, après une donation partielle à la ville, en centre d'exposition consacré aux arts visuels et à la culturecite-ref-207[174].

Personnalités liées à la commune

Liste des personnalités

Personnalités des arts et des lettres

Alexandre Louis Albert Charles de Bancalis de Maurel d'Aragon (1844-1896), décédé à Bram, diplomate et historien français.
Loís Alibèrt (1884-1959), né à Bram, linguiste occitan, auteur notamment d'une grammaire, et accessoirement d'un dictionnaire, bases de la norme classique de l'occitan.
Jean Cau (1925-1993), né à Bram, écrivain, journaliste, pamphlétaire, prix Goncourt 1961.
Pierre Rolland (1926-1967), né à Bram, professeur de philosophie, champion de France d'échecs en 1956.
Michel Cosem (1939-2023), poète, romancier et éditeur. Il vécu au début des années 60 à Bramcite-ref-208[175];
Frédéric Bézian (1960), auteur de bande dessinée, vécut à Bram de 1963 à 1969 à laquelle il rend hommage en 2012 dans un album intitulé Aller-retour.

Personnalités des arts et des lettres, liées à leurs séjours au camp de Bram (1939-1940)

Manolo Valiente (1908-1991), peintre et sculpteur espagnol.
Agusti Centelles (1909-1985), photographe;
Josep Bartolí (1910-1995), artiste et homme politique espagnolcite-ref-209[176].
Antonio Soriano (1913-2005), libraire républicain espagnolcite-ref-210[177].
Adelita del Campo (1916-1999), danseuse républicaine espagnole.

Personnalités civiles

• Raymond Garcia (1948), né à Bram, tailleur de pierre, inventeur, lauréat du concours de « l'Inventeur de l'année » sur M6 en 2007 pour son « Barbecue vertical »cite-ref-211[178]cite-ref-212[179]cite-ref-213[180].

Personnalités politiques

Alain de Roucy (1172-1221), chevalier, seigneur de Bram de 1214 à 1221.
Olivier de Termes (1200-1274), chevalier, seigneur de Bram de 1240 à 1265.
• La famille de Lordat à partir de 1598. Originaire de l'Ariège où elle possédait un château, est l'une des plus anciennes de l'Aude. Elle fit construire son château à Bram qui leur appartiendra jusqu'en 1856. Paul-Jacques (1554-1635) fonda la branche de Bram, suivi par Jean (1590-1681) dont une rue Jean-de Lordat rappelle son nom à Toulouse, Joseph-Marie (1725-1765) et plus tard Charles de Lordat (1829-1908), maire de Bram et député de l'Aude. Cinq de ses membres (Jean, Jacques, Louis, Paul-Jacques II et Joseph-Marie) furent gouverneurs de la Cité de Carcassonnecite-ref-214[181]cite-ref-215[182]cite-ref-216[183]cite-ref-217[184]cite-ref-218[185].
• Le roi Louis XIII (1601-1643), séjourna à Bram en 1632 et accorda en 1636 le droit à la ville de tenir son marché le mercredi. Une rue du village circulaire porte son nom. Une autre rue porte celui de son principal ministre, le cardinal de Richelieu présent à ses côtés en 1632.
Bernard Lignières (1769-1847), député de la Haute-Garonne, pendant les Cent-Jours en 1815, né à Bram
Albert Sarraut (1872-1962), homme d'État, gouverneur général de l'Indochine française, président du conseil, ministre, député et sénateur de l'Aude. Inhumé au cimetière de Bram, commune où avec son épouse, née Estève, il posséda une propriété. Il fut conseiller général du canton de Fanjeauxcite-ref-219[186]cite-ref-220[187]cite-ref-221[188]cite-ref-222[189]cite-ref-223[190].
Albert Gau (1910-1993), prêtre, résistant, journaliste et homme politique français, député de l'Aude, Juste parmi les nations. Décédé à Bram.
Lucien Villa (1922-2018), homme politique, membre du Parti communiste français, député de Paris (20e arrondissement). Décédé à Bram
Pierre Seel (1923-2005), militant, victime du paragraphe 175. Inhumé au cimetière de Bram.
Jacques Cambolive (1940-2015), député de l'Aude, maire de Bramcite-ref-224[191].
André Viola (1971), homme politique, conseiller départemental du canton de la Piège au Razès, ancien maire de Bram et président du conseil départemental de l'Aude.

Personnalités scientifiques

Paul Vidal de La Blache (1845-1918), éminent géographe dont les atlas ont fait longtemps autorité en France. Apparenté par sa mère à Bram, née Bar, épouse de son pére, Antoine, il passa une partie de son enfance au domaine « las Brougues », future résidence de son frère cadet, le général François Vidal de la Blache (1848-1917) qui repose au cimetière de Bramcite-ref-225[192].
Georges Milhaud (1892-1952), spéléologue, né à Bram, a exploré la grotte de la Devèze, a fondé le premier club de spéléologie de France (le club de la Montagne Noire et de l'Espinouse) et organisé le premier congrès français de spéléologie en 1939.

Personnalités du sport

• Robert Espanol (1929-2024), né à Bram, champion de France de rugby à XV en 1949 et 1950 avec le Castres Olympiquecite-ref-226[193]cite-ref-227[194]cite-ref-228[195].
Henri Rancoule (1933-2021), né à Bram, est un ancien joueur de rugby à XV français. Il joua avec l'équipe de France et évolua au poste d'ailier. Trois fois champion de France avec le Football club lourdais XV Hautes-Pyrénéescite-ref-229[196]cite-ref-230[197].
• Les frères Spanghero, joueurs de rugby à XV : Laurent Spanghero (né en 1939), Walter Spanghero (né en 1943), Jean-Marie Spanghero (né en 1945) et Claude Spanghero (né en 1948). Un reportage spécial de l'émission Les Coulisses de l'exploit, présenté par Roger Couderc, qui leur est consacré, fut tourné à Bram en 1966cite-ref-231[198].

Visites ministérielles, royale et présidentielle

Plusieurs visites de personnalités politiques ont jalonnées l'histoire de la ville:

Visites ministérielles, royale et présidentielle à Bram

• 20 octobre 1632 : Armand Jean du Plesis de Richelieu, principal ministre d'État en compagnie du roi Louis XIII ;
• 15 mars 1982 : Joseph Francheschi, secrétaire d'État aux Personnes âgées, pour l'inauguration du foyer-restaurantcite-ref-232[199] ;
• 29 octobre 1990 : Paul Quilès, ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Espace, pour l'inauguration du nouveau bureau de Poste ;
• 13 avril 2013 : Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative, reçue au point d'information jeunessecite-ref-233[200] ;
• 19 avril 2013 : Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, en visite à la maison de retraitecite-ref-234[201] ;
• 18 novembre 2014 : Annick Girardin, secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie, venue rencontrer des associations aux Essarscite-ref-235[202].
• 18 novembre 2023 et 22 juillet 2024 : Dominique Faure, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité, venue assister à des réunions aux Essars consacrées au Canal du Midicite-ref-236[203]cite-ref-237[204]cite-ref-238[205].
• 28 septembre 2024: François Hollande. L'ancien président de la République, en compagnie des anciens premier ministre, Bernard Cazeneuve, et ministre Benoît Hamon, sont venus assister, au parc des Essars, aux « Rencontres de la gauche » organisées par la présidente de la Région et ancienne secrétaire d'État, Carole Delgacite-ref-239[206].

Gastronomie

La spécialité « Le Bramais » est produite par la boulangerie-pâtisserie « Laval ». Il s'agit d'un gâteau à base de meringue, génoise et crème pâtissièrecite-ref-240[207].

Musique

Fondée en 2000, l'association « Los Balents del Dimecres » (Les ballets du mercredi) est chargée de promouvoir les musiques acoustiques du passé à nos jours. Composée d'une trentaine de musiciens, elle accompagne également les manifestations officielles en qualité d'harmonie municipalecite-ref-241[208].

Bram dans la littérature

• Bram est largement évoquée dans le roman de Patrick Deville Taba-Taba, paru aux Éditions du Seuil en 2017cite-ref-242[209].
José Cabanis, décrit ses visites au « château de Frontenac », dans son roman paru chez Gallimard en 1960, Le Bonheur du jour.

Films tournés à Bram

Deux films y furent tournés en parties, dans le quartier de la gare et autour des sapeurs-pompiers:

Vie Sauvage de Cédric Kahn en 2014cite-ref-243[210].
Les Hommes du feu de Pierre Jolivet en 2016cite-ref-244[211]cite-ref-245[212].

Héraldique et médaille d'honneur de la ville

| | Blason | D'or à la croix de gueules. |
|---|---|---|
| | Détails | Ces armes sont dérivées de celles de la famille de Lordat dont le nom est éteint. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |

L'avers de la médaille d'honneur de la ville est ornée du blason des Lordat soutenu par deux lions affrontés posés sur la devise de la commune. Le revers, représente le plan du village circulaire avec de profil l'église Saints-Julien-et-Basilisse située au centre, posés sur un épi de blé symbolisant l'activité céréalière de la ville.

Slogan et devise

Le slogan de la ville diffusé depuis 2008 sur les réseaux sociaux et utilisé pour sa communication est : « Bram, la ville à vivre ! »

Sa devise, visible sur le fronton de la mairie et sur sa médaille d'honneur, est : « Cavilhat al teraïre coumo à la libertad » (Chevillé au terroir comme à la liberté).

Distinctions

Ville fleurie : deux fleurs depuis 2024 qui fait suite à la première décernée en 2013 ;
Petite cité de caractère depuis 2023 ;
Ville Internet avec deux arobases (@) décerné par le label en 2024cite-ref-246[213]cite-ref-247[214].

Pour approfondir

Bibliographie

• Chanoine Charpentier, Marquis Charles de Lordat, Un Page de Louis XV. Lettres à son oncle Louis, Comte de Lordat, Baron de Bram, brigadier des armées du Roi. (1740-1747), 422 p., Éditions Plon, Paris, 1908cite-ref-248[215].
• Chanoine Jean-Pierre Andrieu, Bram sous l'ancien régime, monographie d'une communauté agricole suivie de notes d'histoire locale et de documents inédits, 212 p., Imprimerie Bonnafous, Carcassonne, 1910.
• Jean Ramière dit Ramière de Fortanier, Les droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté du Lauragais (1553-1789), p. 140, 417.p, Librairie Marqueste, Toulouse, 1932.
• Jean Ramière dit Ramière de Fortanier, Chartes de franchises du Lauragais -recueil de documents relatifs à l'histoire du droit municipal, 794 p., Paris, 1939.
Louis Alibert, « Les débuts de la Révolution à Bram », Carcassonne, Folklore, no 17-18 juillet-août 1939 (BM C- Garae)
• Michel Gayraud, L'inscription de Bram et les toponymes Eburomagus, Hebromagus, Cobiogamus en Gaulle méridionale, Éditions de Boccard, Paris, 1970
• Claude Jacquemay, En Lauragais, sous la Révolution et l'Empire, Bram, 430 p., Imprimerie Tinena, Quillan, 1986 (ISBN 2-950-1366-0-5)
• carozzaburensfry1992laurent-carozzaalbane-burenssylvain-fry1992Laurent Carozza, Albane Burens et Sylvain Fry, « Bram - Buzerens », Archéologie de la France - Informations,‎ 1992 (lire en ligne).
• passelac1994michel-passelac1994Michel Passelac, « Bram - Le village », Archéologie de la France - Informations,‎ 1994 (lire en ligne).
• passelacvignaud1994michel-passelacalain-vignaud1994Michel Passelac et Alain Vignaud, « Bram - La Gabache », Archéologie de la France - Informations,‎ 1994 (lire en ligne).
• passelac1995michel-passelac1995Michel Passelac, « Bram (Aude). Le village, rue Marceau », Archéologie médiévale, no 25,‎ 1995, p. 197 (lire en ligne).
• passelac1996michel-passelac1996Michel Passelac, « Bram (Aude). Le village, rue Marceau », Archéologie médiévale, no 26,‎ 1996, p. 211 (lire en ligne).
• passelac2001michel-passelac2001Michel Passelac, « Deux fours de potiers augustéens du Vicus Eburomagus (Bram, Aude) », Collection de l'Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité, no 760 « 20 ans de recherches à Sallèles d'Aude »,‎ 2001, p. 143-162 (lire en ligne).
• sanchez2007corinne-sanchez2007Corinne Sanchez, « Les céramiques d’imitations au Ier siècle av. n. è. en Languedoc: l’exemple des sites de consommation », dans Mercè Roca Roumens & Jordi Principal, Les imitacions de vaixella fina importada a la Hispania citerior (segles i aC – i dC), Tarragona, Institut Català d’Arqueologia Clàssica, coll. « Sèrie documenta » (no 6), 2007 (lire en ligne).
• Gérard Jean, « Dictionnaire encyclopédique de l'Aude », tome 1, p. 242 à 247. Éditions de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne, 2000 (ISBN 978-2-9535768-0-1)
• Collectif, « Réfugiés espagnols dans l'Aude, 1939-1940 », catalogue de l'exposition présentée à Bram en juin 2004, 113 p., Édité par les Archives départementales de l'Aude, Carcassonne, 2004 (ISBN 2-86011-021-6)
• Émeline Grisoni, « La diffusion de la céramique sigillé sud-gauloise dans le vicus d'Eburomagus Bram, Aude » Toulouse. Université de Toulouse Le Mirail, mémoire de maîtrise, 2005 (BU Tlse)
• Francis Boudou, Communauté de Communes de la Piège et du Lauragais, Canton de Fanjeaux, Éditions Opération Vilatges al Pais 2008 (ISBN 978-2-9527614-1-3)cite-ref-249[216]
Anne Brenon, Jean-Loup Marfaing, Robert Marconis, Sébastien Vaissière «Le Lauragais, regards sur un patrimoine » Editions Loubatières, Toulouse, 2009. (ISBN 978-2-86266-597-9)
• Arnaud Barthès, « La vie municipale dans le Lauragais audois au lendemain de la Libération 1944-1945 », 92 p., Éditions du Centre Lauragais d'Études Scientifiques, Castelnaudary 2022 (ISBN 978-2-9575347-2-2)cite-ref-250[217]cite-ref-251[218]
• Anne Le Mire, Xavier Maugis, De la famille Maugis à Bram , monographie rédigée à l'initiative de l'Association des Amis de l'église de Bram, 83.p, avril 2025cite-ref-252[219]
• Thierry Pons, Découvrir Bram, la ville circulaire, 120 p., Éditions Les 3 Raves, Rabastens 2025 (ISBN 978-2-9574111-4-6)

Bande dessinée - Carnet de voyages

Frédéric Bézian, « Aller-retour », 79 p., Paris, Delcourt, 2012 (ISBN 978-2-7560-2305-2)cite-ref-253[220].
Claude Pelet, Gauthier Langlois, Dominique Baudreu, « L'Aude dans l'histoire », p. 23, 47 et 50, Béziers, Aldacom, 2006 (ISBN 2-9520911-2-9)
• louveau2020nathalie-louveau2020Nathalie Louveau, Aude : carnet de voyage, Éditions du Cabardès, 2020 (ISBN 978-2-919625-73-4 et 2-919625-73-X, OCLC 1236008892, lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

• site-officielSite officiel
• Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini
• Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Gran Enciclopèdia Catalana
Notices d'autorité : VIAF ISNI BnF (données) IdRef LCCN GND Israël
• Bram sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes et cartes

• Notes

cite-note-22Note 1. Les records sont établis sur la période du 1er décembre 2006 au 2 octobre 2025.
cite-note-24Note 2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
cite-note-32Note 3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
cite-note-35Note 4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
cite-note-pop-mun-2022-109Note 5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
cite-note-138Note 6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
cite-note-141Note 7. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
cite-note-145Note 8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
cite-note-151Note 9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
cite-note-152Note 10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
cite-note-179Note 11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
cite-note-1811. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
cite-note-183Note 13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européennecite-ref-182[153].

• Cartes

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cite-note-146Carte 4. nationale-de-la-coh-sion-des-territoiresagence-nationale-de-la-coh-sion-des-territoiresAgence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le 10 avril 2021).
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Références

Site de l'Insee

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Autres sources

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